Nour-Eddine Saoudi enregistre "NOUBA DZIRIA
Écrit par LE SOIR D'ALGERIE   
01-08-2006

Un enrichissement du patrimoine dans le mode sahli. Attendu avec impatience par les fans, dubitativement par les autres, le CD de la Nouba dziria, cette nouvelle composition dans le mode sahli de l’interprète à la voix d’or, Noureddine Saoudi, est enfin disponible dans les bacs des disquaires.

Edité chez Belda Diffusion, ce CD offre aux mélomanes une écoute, en live, et en plus de 50 minutes, de sept mouvements d’une nouba inédite voulue en hommage à Alger, l’Orientale et la Méditerranéenne.

En guise de prélude, un court mestakhbar çanaâ, suivi par un neklaballègre, Rahati charb el ôqar, et des quatre mouvements traditionnels de la nouba, un m’ceddar sad becharet, un btaïhi ayna el qelb, un Nesraf El hawa et un Khlass Ya ouhiel el hima, entrecoupés par un istikhbar en rythme libre salamoun.

Mais, laissons Nour-Eddine Saoudi luimême nous présenter cette œuvre. “ Dziria, une nouvelle composition musicale s’appuyant sur la structure de la musique classique algérienne avec ses différents mouvements mais s’en distinguant par le mode choisi. Afin qu’il ne puisse y avoir aucune confusion avec le répertoire andalou, le mode qui a servi à sa construction est le sahli.

Cher aux maîtres du chaâbi, ce mode est, en effet, absent du patrimoine de la nouba mais demeure largement usité dans la musique orientale, en général, et arabe, en particulier, sous diverses dénominations dont le nahawend, le rahaoui. Ainsi, ont été construits plusieurs morceaux musicaux, privilégiant la mélodie sur la structure, déroulant leurs volutes selon l’ordre et les rythmes algérois.” Et d’ajouter : “Si la composition musicale est entièrement inédite, le support poétique a, quant lui, été emprunté en totalité au corpus existant.

Pour donner forme à cette nouvelle nouba, expérimentale, plusieurs instruments, outre ceux consacrés par la tradition, ont été introduits ici, tels la guitare basse, la guitare classique, le piano et un accordéon.” Souhaitons à cette œuvre d’enrichissement du patrimoine par cet élève de grands maîtres de l’école algéroise, “mémoire vivante d’une partie de mes racines” que sont A. M’hamsadji, A. Dali, A. Belhocine, A. Fekhardji qui l’initièrent à cet art andalou, de susciter le plaisir de l’écoute et de la découverte. A rappeler que Noureddine Saoudi, Premier Prix du conservatoire d’Alger, membre fondateur des prestigieuses associations musicales, El Fekhardjia et Essendoussia, mais aussi docteur en géologie du quaternaire et préhistoire, a à son actif cinq enregistrements dans le pur style de la tradition andalouse, dans les modes Zidane, Raml el maya, Ghrib, Hcine et Dhil.Chérif Bennaceur

 

Choisir le drapeau pour traduire la page.

Sondages

Que pensez-vous de notre site?
 

Recommander-nous

Votre Nom:
Votre adresse e-mail:
L'adresse e-mail du destinataire:
Message Personel

Archives

Notre flux

Ce site respecte le droit d'auteur. Tous les droits des auteurs des oeuvres protégées reproduites et communiquées sur ce site, sont réservés.
© Magazine Andalousse 2008 Tous droits réservés
Alger - Algérie